Aujourd’hui, toute notre énergie et tout notre temps ont été employés dans un seul but : pénétrer sur le territoire des Etats-Unis d’Amérique. Or, croyez moi, on y entre pas comme dans un moulin.
C’est parti pour les filtres divers et variés. Sans ceinture, sans chaussures (ça va, on peut garder les dentiers). Dans l’avion, le questionnaire qui tue, répondez par oui ou par non. « souffrez vous de troubles physiques ou mentaux ? avez-vous été inculpé pour un crime ou délit relatif aux mœurs ? Avez-vous été revendeur de stupéfiants ? Avez-vous eu des activités d’espionnage ou de sabotage, des activités terroristes ? Avez-vous participé à un génocide ? »
Ouf, je mets « non » partout.
Par chance, il n’y avait pas les questions qui fâchent les architectes : « avez-vous bousillé un site naturel ? avez-vous dépassé votre budget de plus de 10% ? Avez-vous vendu une signature de complaisance?». On passe tous sans encombre.
Vu d’avion, L.A. c’est SimCity : plan orthogonal, maisons qui vont jusqu’à se toucher, rubans d’autoroutes en trèfle. Etonnant et flippant… Il ne reste plus beaucoup de temps, notre seul contact architectural avec L.A. se fera à travers les vitres du bus qui nous amène à l’hôtel (au bord du Pacifique s’il vous plaît)
Dans la fin d’après midi, les briques peintes en rose et vert de la façade de l’hôtel Cadillac brillent un peu. Façade presque sans épaisseur, modeste mais subtile. Ça fait du bien, après l’overdose de faux pignons et de colonnes.
Demain, on se lance pour de bon.


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